L'industrie canadienne du ciment et du béton applaudit les recommandations d’un groupe de réflexion international sur l'environnement

Déclaration de Michael McSweeney, président et chef de la direction, Association Canadienne du Ciment, en réponse à une nouvelle étude de l’International Institute for Sustainable Development (IISD) qui identifie d’importantes lacunes dans la façon dont l’empreinte carbone est mesurée.

3 avril 2019 – D’un bout à l’autre du pays, les immeubles dans lesquels nos communautés vivent et travaillent sont responsables de plus de 30 % des émissions de GES du Canada. De véritables progrès peuvent être réalisés dans la lutte contre le changement climatique en alignant les pratiques de construction, les codes du bâtiment et de l’énergie et d’autres réglementations pour réduire l’empreinte carbone de nos structures.

L’Association Canadienne du Ciment (ACC) maintient que la science doit soutenir l’effort national dédié à la réduction des émissions de carbone de l’environnement bâti. Pour construire un avenir durable, les décisions prises aujourd’hui doivent être fondées sur des faits tangibles et non sur des présomptions.

Que les constructeurs utilisent de l’acier, du béton ou du bois, ils ont besoin d’une évaluation précise de la façon dont leurs choix affecteront l’environnement. C’est pourquoi les cimenteries canadiennes ont appuyé cette importante recherche indépendante de l’IISD. Nous voulions faire notre part pour nous assurer que tous ceux qui ont de l’influence ou de la responsabilité à l’égard de nos bâtiments et de nos infrastructures disposent des meilleures informations et données environnementales possibles pour guider leurs décisions.

L’étude de l’IISD Émissions manquantes : Lacunes en matière de comptabilisation du carbone dans l’environnement bâti a confirmé que l’analyse du cycle de vie (ACV) est la meilleure approche dont nous disposons pour analyser le cycle du carbone dans l’environnement bâti et réduire les émissions. Cependant, la recherche a révélé que les outils d’ACV actuels présentent de sérieuses lacunes. Ils négligent d’importantes sources de carbone et ces écarts pourraient donner lieu à des efforts mal orientés pour réduire les GES.

Les chercheurs ont identifié le besoin de corriger les hypothèses erronées concernant le carbone intrinsèque dans les produits de construction en bois, en acier et en béton. Ils ont cependant mis l’accent sur les produits forestiers, car les ACV actuelles ne tiennent pas compte des émissions provenant du “carbone biogénique”. L’étude a révélé que ces omissions pourraient représenter jusqu’à 72 % des émissions des produits du bois pendant leur cycle de vie.

C’est un avertissement clair que les efforts de réduction des émissions de carbone de l’environnement bâti ne seront pas à la hauteur de leur potentiel si nous continuons à nous fier à des données incomplètes et à des hypothèses erronées selon lesquelles les matériaux de construction à base de bois sont par nature moins intensifs en carbone que l’acier ou le béton.

Il ne s’agit pas de privilégier un matériau par rapport à d’autres, mais plutôt de disposer de plus de données, d’une plus grande transparence et de méthodes et normes solides de comptabilisation du carbone afin de mobiliser le secteur du bâtiment dans la lutte contre le changement climatique.

L’industrie du ciment et du béton s’est engagée dans la voie d’un avenir faible en carbone. Le béton est le matériau de construction durable de choix et, à ce titre, il continuera de jouer un rôle crucial dans la décarbonisation de l’environnement bâti. Dans cette optique, nous innovons constamment et avons déjà réalisé des progrès importants dans la production de ciments à faible teneur en carbone, en nous éloignant des combustibles fossiles et en appuyant des technologies innovantes de capture et d’utilisation du carbone qui pourraient transformer le béton en puits de carbone.