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Espérance de durée utile pour les chaussées en béton et en asphalte

Cette étude, publiée en septembre 2006, a été réalisée par l'Institut Athena à la demande de l'Association Canadienne du Ciment. L'étude visait à comparer la consommation d'énergie primaire intrinsèque et le potentiel de réchauffement de la planète pour des structures comparables de chaussées en béton et en asphalte sur un "cycle de vie" de 50 ans. L'énergie utilisée et les émissions créées par la construction et l'entretien de chaussées en béton et en asphalte réalisées pour le MTO et Transport Québec, de même que deux chaussées comparables pour des artères principales et des routes à forte circulation exécutées par Applied Research Associates (ARA), ont été examinées. Dans tous les cas, l'énergie primaire intrinsèque était beaucoup plus élevée pour les chaussées en asphalte que pour celles en béton. Quant aux émissions de gaz à effet de serre (GES), l'analyse montre qu'il n'y a pas de différence notable entre les chaussées en béton et en asphalte de l'ARA (soit en deçà d'une marge d'erreur ou d'intervalle de confiance de 10  % pour la durée de vie utile retenue) sur une période d'évaluation de 50 ans. Toutefois, les émissions de GES  sont plus élevées dans une proportion statistiquement significative de 11  %  pour la chaussée en asphalte de l'autoroute de Transport Québec comparé à l'option en béton. Les émissions de GES de la chaussée en asphalte de l'autoroute ontarienne, quant à elle, sont de 11  % moins élevées que l'option en béton.