Un béton d'un autre genre
Le béton compacté au rouleau tient son nom de la technique employée pour le mettre en place. Il est épandu au moyen de matériel pour revêtement bitumineux à haute densité, puis compacté par des rouleaux.
Il réunit les mêmes constituants de base que le béton classique : ciment, eau et granulats tels que gravier ou pierre concassée. Toutefois, le mélange employé est plus sec. Il est assez ferme pour qu'on puisse le compacter à l'aide de rouleaux vibrants.
Typiquement, il n'y a pas de joints dans une chaussée en béton compacté au rouleau. Il n'y a pas non plus de goujons ni d'acier d'armature. La pose de ce genre de revêtement ne nécessite ni coffrages ni finition.
Ces caractéristiques font du béton compacté au rouleau un revêtement économique, dont la mise en place est simple et rapide.
Résistance supérieure grâce à sa haute densité
Résistance s'accroissant au fil du temps
Le béton compacté au rouleau pour les chaussées à circulation lourde
Robuste. Rapidement en place. Économique.
Ces qualités ont contribué à ce que le BCR, d'abord utilisé pour des applications très spécifiques, est maintenant utilisé couramment pour tous types de pavages industriels.
Il s'agit d'un revêtement en béton, donc d'un revêtement robuste et durable, même sous l'action de très lourdes charges dans des conditions défavorables. De plus, c'est un revêtement dont la mise en place s'exécute rapidement, selon des techniques conçues exprès. Combinés à un coût de mise en place peu élevé, sa longévité et le peu d'entretien qu'il exige en font une solution économique de bonne valeur.
D'abord employé dans l'industrie forestière
Le béton compacté au rouleau a pris son essor dans les années 70, quand l'industrie forestière canadienne a adopté des méthodes plus respectueuses de l'environnement et commencé à faire le triage des billes sur la terre ferme. L'industrie avait besoin d'une chaussée robuste, capable de supporter d'énormes charges et du matériel spécialisé. Toutefois, le coût d'aménagement et d'entretien d'une telle chaussée était une considération toute aussi importante, car les cours de triage peuvent avoir une superficie de 40 acres (16 hectares) ou plus. Le béton compacté au rouleau répondait à ces deux critères. Son usage s'est étendu depuis à d'autres applications supposant une circulation lourde.
On a recours au béton compacté au rouleau lorsque résistance, durabilité et économies sont des considérations majeures. C'est donc un revêtement d'usage courant pour les installations portuaires, intermodales et militaires, les parcs de stationnement, les aires d'entreposage et d'attente de départ, les rues, les intersections et les routes à circulation à basse vitesse.
Finis les ornières et les nids de poule
La grande résistance de la chaussée en béton compacté au rouleau élimine les problèmes courants, et coûteux, traditionnellement associés à la chaussée en asphalte.
La chaussée en béton compacté au rouleau :
- ne fait pas d'ornières
- répartit la charge sur la fondation
aux endroits où celle-ci est moins ferme - supporte les charges concentrées lourdes sans déformation
- ne se détériore pas à la suite de
déversements
de carburants ou de fluides hydrauliques - ne s'amollit pas lorsqu'il fait chaud
Mélange unique, technique sans pareille
Le béton compacté au rouleau doit une bonne part de son attrait financier à des techniques qui en permettent la mise en place sur de grandes surfaces en peu de temps.
Le rythme d'exécution des travaux dépend du débit de malaxeurs de grande capacité. Normalement, le béton compacté au rouleau est mélangé de façon continue dans des malaxeurs à axe vertical installés à proximité du chantier. Ces malaxeurs sont d'une puissance suffisante pour répartir également dans le mélange la quantité relativement faible d'eau qui entre dans sa composition.
Des camions à benne transportent ensuite le mélange jusqu'au lieu de son utilisation et le déchargent dans des finisseuses à revêtement bitumineux classique ou à haute densité, qui l'épandent en une couche pouvant atteindre 10 pouces (250 mm) d'épaisseur et 42 pieds (13 m) de largeur.
Le compactage est l'étape la plus importante du procédé : il assure la densité et la résistance du revêtement, de même que son égalité et sa texture superficielle. Il commence dès la mise en place et se poursuit jusqu'à ce que le revêtement ait la densité recherchée.
La cure garantit un revêtement robuste et durable. Comme dans le cas des autres bétons, elle assure l'humidité nécessaire à l'hydratation, cette réaction chimique qui fait durcir le béton et lui donne sa résistance. Un système arrose le béton pour le garder humide. On peut aussi recouvrir le revêtement d'une membrane d'étanchéité pulvérisable pour y sceller l'humidité.
Quand l'apparence de la chaussée est une considération importante, on peut exécuter des traits de scie dans la surface du revêtement en béton compacté pour exercer un certain contrôle sur le fissurage. Si le coût l'emporte sur l'apparence, on laisse le béton se fissurer naturellement.
Une fois le béton durci, la chaussée peut être ouverte à la circulation. On applique parfois une couche d'asphalte pour rendre la surface plus égale ou accroître la qualité du roulement sur les voies de circulation à grande vitesse.
Économies, performance, adaptabilité
On dit que de la nécessité naît l'invention. C'est certes la nécessité de trouver un matériau peu coûteux convenant aux chaussées à usage industriel à grande circulation qui a mené à la mise au point du béton compacté au rouleau, et le coût peu élevé de ce revêtement demeure assurément un attrait majeur pour les ingénieurs, les propriétaires et les directeurs de travaux de construction.
Toutefois, aujourd'hui, c'est surtout la performance du béton compacté au rouleau qui en fait un grand favori : sa capacité de supporter de lourdes charges et du matériel spécialisé, sa résistance aux gels et dégels répétés et son adaptabilité à diverses applications - des terminaux portuaires à conteneurs aux parcs de stationnement - en font le choix idéal pour les gros travaux.
L'Association Canadienne du
Ciment et la Portland Cement Association font des études de marché et des
recherches au nom de leurs membres, les groupes cimentiers canadiens et
américains. Elles agissent également comme relationnistes, s'employant pour eux
à faire connaître et promouvoir l'industrie.
Performance
| Caractéristiques | Avantages |
|---|---|
|
Forte résistance à la flexion |
Supporte de lourdes charges répétées sans s'affaisser et répartit la charge sur la couche de forme aux endroits où celle-ci est moins ferme, ce qui réduit les frais d'entretien et les interruptions. |
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Forte résistance à la compression |
Supporte les charges concentrées lourdes et l'impact de matériel minier, industriel et militaire lourd. |
|
Forte résistance |
Élimine l'orniérage et les réparations qui s'ensuivent. |
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Haute densité, |
Garantit une excellente durabilité en dépit des gels-dégels et élimine les infiltrations à travers le revêtement. |
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Faible teneur en eau, |
Augmente la résistance, réduit la perméabilité et accroît la durabilité et la résistance aux attaques chimiques. |
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Emboîtement solidaire |
Assure une forte résistance au cisaillement au niveau des joints et des fissures désordonnées, ce qui empêche les déplacements verticaux ou les cassures. |
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Ni armature d'acier |
Accélère et simplifie la mise en place, réduit le coût et élimine le besoin de mesures destinées à limiter la corrosion de l'armature d'acier. |
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Ni coffrages |
Accélère les travaux, réduit le coût et la main-d'œuvre. |
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Ni joints moulés |
Accélère les travaux, réduit le coût. (On peut, pour une meilleure apparence, faire des traits de scie dans le revêtement.) |
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Surface rigide, |
Résiste à l'abrasion, élimine la couche de roulement et réduit donc le coût. La clarté de la surface réduit les besoins d'éclairage dans les parcs de stationnement et aires de stockage. |
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