Augmenter l’utilisation des ajouts cimentaires

Les ajouts cimentaires aident à réduire les émissions

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L'utilisation accrue d'ajouts cimentaires s'avère une méthode éprouvée pour lutter contre les changements climatiques et améliorer la qualité de l'air.

Les ajouts cimentaires sont incorporés au clinker afin de produire un ciment mélangé ou incorporées au mélange de béton comme agent complémentaire. Les ajouts cimentaires sont des produits résiduaires d'autres industries destinés aux sites d'enfouissement. Au Canada, les cendres volantes, le laitier de haut fourneau et la fumée de silice sont parmi les matières les plus couramment utilisées comme ajouts cimentaires.

Environ 60 % des émissions de gaz à effet de serre associées à la production du ciment sont liées à la cuisson des matières premières pour obtenir le clinker et, partant, sont irréductibles. Pour chaque tonne d'ajouts cimentaires utilisés à la place du ciment portland, c'est environ une tonne d'émissions de gaz à effet de serre qui n'est pas relâchée. Cette pratique a également l'avantage de réduire la consommation d'énergie et l'émission de polluants atmosphériques, en plus de détourner des matières du site d'enfouissement et d'accroître la capacité de production sans devoir ajouter de nouveaux fours.

Depuis 2004, le rapport clinker/ciment de l'industrie canadienne du ciment s'est amélioré, la proportion de ciment portland entrant dans la composition du ciment passant de 86 % à 83 %. Selon les donnés de 2006, le rapport clinker-ciment était de 0,78 dans le monde. En 2008, il était en moyenne de 0,83 au Canada.

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    A l'heure actuelle, les ciments composés et les ajouts cimentaires remplacent 20 % du clinker énergivore nécessaire à la production de ciment. En 2008, cela a permis une réduction de 1,4 million de tonnes d'émissions de CO2 au Canada.